1248. Protéger le cœur urbain de tout transit automobile

Par asbl urbAgora

Urbanisme et aménagement du territoire, Mobilité, Sécurité, Transition climatique, Tourisme

Centre, Outremeuse, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite

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  • Le centre de Liège étouffe sous le trafic automobile : les voiries étroites du centre ne sont pas adaptées pour absorber le trafic qui s'y engouffre quotidiennement. Les conséquences sont non-négligeables pour la santé et la qualité de vie des habitants, mais aussi pour l'attractivité et l'image de la ville.

    L'asbl urbAgora a étudié un scénario dans lequel le centre-ville — on parle ici d'un périmètre allant du quartier Saint-Léonard à l'Avenue Destenay et du Cadran à la Dérivation — resterait globalement accessible à l'automobile (un peu moins qu'aujourd'hui, certes) mais ne serait plus traversable en voiture.

    Ce projet prévoit d'organiser la circulation au centre-ville en boucles qui amènent l'automobiliste qui entre dans le périmètre à en ressortir par là où il est entré : il n'y a plus d'intérêt à se diriger vers le centre en voiture si ce n'est pour s'y rendre. Il repose sur un développement important de l'offre de transport public, notamment la deuxième ligne de tramway (la «Trausurbaine») desservant Sainte-Marguerite et les quartiers de la rive droite (Bressoux, Outremeuse, Amercoeur, le Longdoz, les Vennes, Grivegnée, Chênée et Angleur).

    Le projet est détaillé sur la page suivante : https://urbagora.be/interventions/conferences-de-presse/et_si_les_voitures.html

JEAN PAUL E. PIRARD a écrit :
17/06/2019 18:26

Je ne peux qu'appuyer cette proposition, mais le problème ne se limite pas uniquement au coeur de Liège, mais aussi dans nombre de rues des anciennes communes fusionnées avec Liège : Angleur, Chênée, Grivegnée, Jupille, Sclessin, Wandre…
Les vitesses en ville sont excessives à peu près partout et sont la source de très nombreux problèmes en cascade.
Une vitesse de 50 km/h est trop élevée, car on sait, qu’en pratique, ce n’est sanctionné, en cas de contrôle, qu’à partir de 65 km/h.
À Liège et anciennes communes fusionnées, la plupart des rues sont trop étroites pour rouler à 50 km/h. À cette vitesse, nombre d’automobilistes ne maîtrisent pas correctement leur véhicule et les risques d’accrochage avec les véhicules garés correctement le long du trottoir à des endroits autorisés sont élevés. Ce qui arrive régulièrement en face de chez moi. Par conséquent, on observe, et c’est toléré par la police, que les voitures soient garées avec deux roues sur le trottoir. Au début, les voitures mordaient de 20 cm ; comme les accidents se répétaient à de très nombreuses reprises, maintenant, c’est 60 cm, voire plus. Conséquence, les piétons ont quelques difficultés à se déplacer sur les trottoirs sans passer parfois par la chaussée. Ne parlons pas des mamans avec landau ou des PMR qui ne peuvent passer que par la chaussée, à leurs risques et périls puisque les voitures roulent à plus de 50 km/h dans les deux sens.
Il faut réduire quasiment partout la vitesse à 30 km/h. Et certainement dans les rues résidentielles (au sens large). Là, où habitent des personnes qui sont tous des piétons à un moment ou à un autre.
Ceci ne doit pas s’appliquer uniquement à Liège centre, mais aussi aux quartiers périphériques et aux anciennes communes : Angleur, Chênée, Grivegnée, Jupille, Sclessin, Wandre…
Les ingénieurs spécialistes en circulation automobile ont démontré que la vitesse idéale pour avoir un débit maximum, c’est-à-dire le plus grand nombre de véhicules par heure, était de 28 km/h. Une vitesse supérieure conduit à des embouteillages. Par conséquent, tant pour des raisons de sécurité que de fluidité du trafic, il faut absolument imposer partout le 30 km/h.
Une vitesse plus élevée a simplement comme conséquences que l’on va simplement plus vite d’un embouteillage à un autre, mais également que l’on provoque l’embouteillage par effet accordéon, appelé également effet chenille.
Lorsqu’on lit certains commentaires de personnes qui défendent les vitesses excessives, on se dit qu’il reste beaucoup de travail pour faire évoluer les mentalités et les comportements. Alors que dans certains pays, notamment anglo-saxons, ceci est acquis depuis longtemps, même sur les grands axes.